En 1924, ce médecin découvrit que les cellules cancéreuses se nourrissaient essentiellement de glucose et que, dès qu’elles en étaient privées, elles dépérissaient.
Après avoir pris la poussière dans un placard pendant des décennies, ses recherches ont été reprises en 2012 par le Dr Seyfried, professeur au Boston College, sur un cancer très agressif : le glioblastome, une tumeur cérébrale qui touche le système nerveux central.
Ses travaux ont confirmé ce que le Dr Warburg avait découvert près d’un siècle auparavant : le sucre, c’est le carburant des cellules cancéreuses1.
C’est grâce au glucose qu’elles prolifèrent et que les tumeurs grossissent.Le sucre, marqueur du cancer L’un des examens médicaux les plus répandus pour traquer les tumeurs est le PET-scan : on injecte du glucose radioactif dans le sang du patient et on suit son trajet vers les cellules cancéreuses à l’aide d’un scanner.
C’est bien la preuve que la communauté médicale connaît l’appétit du cancer pour le sucre !
Pour autant, cela n’empêche pas le recours au sérum glucosé, c’est-à-dire à du sucre, pour injecter les traitements de chimiothérapies aux malades.
C’est vraiment le monde à l’envers !
Au contraire, en cas de cancer, le sucre devrait être vu comme L’ENNEMI À ABATTRE.Arrêtez de « nourrir » le cancerVous le savez désormais, l’alimentation cétogène est très pauvre en sucres : elle contribue ainsi à priver les cellules cancéreuses de leur principale source d’énergie.
Mais ce n’est pas tout.
En mangeant cétogène, vous pouvez réduire votre taux d’insuline, cette hormone sécrétée naturellement par le pancréas pour permettre à vos cellules d’absorber le glucose sanguin.
Or l’insuline favorise la sécrétion d’hormones et de facteurs de croissance comme l’IGF-1 (Insulin-like growth factor-1) dont les cellules cancéreuses se servent pour se multiplier et croître2,3.
N’oubliez pas que l’alimentation cétogène est aussi anti-inflammatoire. Et on sait aujourd’hui, que l’inflammation chronique favorise le développement de certains cancers4.
Mais le plus fort avec l’alimentation cétogène, c’est que vous nourrissez uniquement vos cellules saines car :Les cellules cancéreuses ne savent pas « digérer » le grasDans l’une de mes précédentes lettres, vous avez vu que nos cellules sont capables d’utiliser les corps cétoniques, produits par le foie dans le cas d’une alimentation cétogène, comme carburant alternatif au glucose.
Mais ce n’est pas le cas des cellules cancéreuses.
Les mitochondries, les centrales énergétiques des cellules, ne fonctionnent pas normalement dans les cellules cancéreuses5.
Elles ne parviennent pas à utiliser efficacement les cétones comme carburant de remplacement, contrairement aux cellules normales de notre corps (comme les neurones par exemple).
Ainsi, en mangeant cétogène, non seulement vous privez les cellules cancéreuses de leur carburant principal, le sucre, mais, en plus, vous ne leur laissez pas la chance de trouver une autre source d’énergie.Les effets du régime cétogène sur le cancer semblent tellement prometteurs que le Pr. Ulrike Kämmerer, de l’université de Würtzburg6 en Allemagne, a déclaré :
« Associée à une activité physique régulière, c’est même aujourd’hui l’une des meilleures stratégies contre le cancer. En Allemagne, de nombreux patients suivent déjà ce régime en accompagnement de leurs traitements médicaux. »
Certains médecins ont aussi constaté que les patients sous régime cétogène supportaient mieux leurs traitements que les autres patients : ils ressentent moins d’effets secondaires liés à la chimiothérapie ou à la radiothérapie7.
Comme l’explique Magali Walkowicz, auteure du livre Combattre le cancer avec le régime cétogène :
« Les effets secondaires des traitements classiques sont souvent atténués. (…) Le regain d'énergie est impressionnant. Beaucoup arrivent à refaire du sport ou à travailler tout en poursuivant les traitements alors qu'ils étaient en arrêt maladie jusque-là.8 »
D’autres études ont aussi montré que l’alimentation cétogène pourrait renforcer l’efficacité de certains traitements anti-cancéreux comme la radiothérapie et la chimiothérapie9.
Pour autant, adopter une alimentation cétogène en complément d’un traitement contre le cancer ne doit pas se faire seul.
Évidemment, il ne s’agit pas d’une méthode alternative qui vient remplacer des traitements conventionnels. Au contraire, l’alimentation cétogène ne peut venir qu’en complément de ces traitements.
Il est indispensable d’en parler à votre médecin et de vous faire accompagner par un expert en nutrition.
Une alimentation conçue pour combattre une maladie du cerveauDepuis l’époque des Romains, on soignait les épileptiques en les privant de nourriture : les médecins avaient remarqué qu’au bout de quelques jours de jeûne, l’état des malades s’améliorait.
Ce n’est qu’en 1921 que le docteur Russell Wilder de la Mayo Clinic a l’idée de tester une autre méthode pour reproduire les bienfaits du jeûne sans les inconvénients (perte musculaire, déficit nutritionnel et, chez les enfants, ralentissement de la croissance).
Il réduit drastiquement l’apport en glucides chez ses patients épileptiques et leur fait consommer plus de graisses.
Et ça marche !
Les crises d’épilepsie s’espacent et ses patients vont mieux. |
Le Dr Russell Wilder est le « découvreur » de l’alimentation cétogène Sans le savoir, ce médecin américain vient de donner naissance au régime cétogène.
Comme dans le jeûne, Wilder observe que le foie produit des corps cétoniques qui limitent les convulsions et semblent protéger le cerveau des malades.
Même si cette alimentation a été éclipsée pendant des décennies par les médicaments antiépileptiques, l’alimentation cétogène est encore recommandée aujourd’hui pour les épileptiques qui ne peuvent pas suivre un traitement médicamenteux.
C’est le cas, par exemple, dans le service de neuropédiatrie du CHU de Strasbourg ou à l’hôpital Necker à Paris1.
Dans une étude menée en 1998, plus de la moitié des enfants épileptiques suivant un régime cétogène ont vu leurs crises diminuer d’au moins 50%2.
Les scientifiques n’ont pas encore parfaitement compris le mécanisme qui permet aux cétones de diminuer les crises chez certains épileptiques.
Mais un tel succès sur une maladie aussi grave a poussé des chercheurs à s’intéresser aux effets de l’alimentation cétogène sur d’autres maladies du cerveau.
Et ce qu’ils ont découvert sur le fonctionnement des neurones pourrait transformer la vie des malades d’Alzheimer. Curieuse découverte sur AlzheimerRappelez-vous : en réduisant l’apport en sucre, le régime cétogène aide à réguler la production d’insuline et à lutter contre le diabète de type 2. Or, en 2005, une chercheuse américaine fait une curieuse découverte sur les malades d’Alzheimer3.
Elle observe que leurs neurones sont moins sensibles à l’insuline que chez des patients sains.
L’insuline est pourtant indispensable pour permettre à nos cellules de récupérer le glucose présent dans le sang et de s’alimenter en énergie.
Privées du précieux glucose, les neurones se mettent à dysfonctionner : c’est un peu « comme si elles mourraient de faim ».
Cela favorise alors l’apparition de plaques beta-amyloïdes dans le cerveau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer4.
Certains scientifiques désignent même la maladie d’Alzheimer comme le diabète de type 3.
Actuellement, c’est un sujet bouillant dans la recherche sur le déclin cognitif : l’insuline pourrait jouer un rôle déterminant dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
D’après David Tanne, auteur d’une étude israélienne5 parue dans le Journal of Alzheimer’s disease :
« Il est de plus en plus prouvé que l’insuline exerce de multiples fonctions dans le cerveau, donc une mauvaise régulation de l’insuline peut contribuer à une accélération du déclin cognitif et potentiellement à la maladie d’Alzheimer ».
Si vos neurones ne peuvent plus se nourrir de glucose à cause d’une résistance à l’insuline, il faut leur fournir une autre source d’énergie : les cétones. Donnez à votre cerveau les friandises qu’il réclameQuand votre foie se met à produire des cétones, votre insuline n’est plus indispensable pour apporter l’énergie nécessaire à vos cellules. Comment est-ce possible ?
Chacune de nos cellules, y compris les neurones, sont équipées de minuscules « centrales énergétiques » qu’on appelle mitochondries.
Ces petites usines peuvent carburer au glucose ou… aux cétones !
Certains médecins pensent que l’alimentation cétogène pourrait aider les neurones défaillants à maintenir un apport en énergie suffisant et ainsi ralentir, voire stopper la maladie d’Alzheimer.
C’est ce que raconte le Dr Mary T. Newport dans son livre « Maladie d’Alzheimer : et s’il existait un traitement » à propos de son propre mari, Steve, atteint de la maladie d’Alzheimer.
La surconsommation de glucides, une catastrophe pour votre lignePour bien comprendre pourquoi les glucides sont un poison pour votre ligne, je vais rentrer dans les détails techniques…
Mais vous allez voir, ce n’est pas très compliqué.
Dans notre organisme, les glucides qui proviennent de l’alimentation (sucres et féculents, j’y reviendrai plus tard) sont convertis en glucose.
Le glucose est le carburant principal3 de nos cellules.
Il pénètre dans nos cellules grâce à l’insuline, hormone fabriquée par le pancréas.
Le glucose est alors stocké dans les cellules du foie et dans celles des muscles sous forme de glycogène.
Lorsque la consommation de glucides est trop importante, le foie et les muscles arrivent à saturation : ils n’ont plus de place pour stocker davantage de glycogène.
L’insuline intervient alors à nouveau pour convertir ce glucose en... graisses.
Ce sont donc les glucides qui arrivent en tête sur la liste des facteurs favorisant la prise de poids et non pas les graisses alimentaires comme on pense habituellement4.
Vous voulez une autre preuve ?
Quand les éleveurs cherchent à engraisser leur bétail, ils nourrissent leurs bêtes non pas avec des graisses ou des protéines mais avec des glucides. En général du maïs ou d’autres céréales.Ces aliments qui vous gavent secrètement en glucidesLes glucides ne se limitent pas au sucre que vous ajoutez à votre café, ou aux barres chocolatées dont raffolent les enfants.
Les glucides se cachent aussi dans les féculents comme les céréales.
Je parle ici du blé, du riz, du maïs et par extension les produits issus de leur transformation comme le pain, les pâtisseries, les pâtes à pizza, les gâteaux, les viennoiseries, les biscuits.
On les trouve aussi dans les légumineuses comme les haricots, les lentilles, les fèves ou dans les pommes de terre (donc les frites),...
Bref… on en mange à tous les repas.
Résultat......Notre consommation de glucides est devenue FOLLE !Le grand intérêt de l’alimentation cétogène est de s’attaquer frontalement à cette consommation devenue folle de glucides.
La consommation moyenne de sucre par un Français est de l’ordre de 40 kilos par an et par personne… C’est 10 fois plus qu’il y a un siècle5 !
Si vous décidez d’adopter une alimentation cétogène, vous allez revenir aux grands principes de l’alimentation humaine.
Celle des chasseurs-cueilleurs avec qui nous partageons le même génome et le même métabolisme.
Pour les chasseurs-cueilleurs, les sources de glucose étaient rares.
Ils ne connaissaient ni surpoids, ni obésité. Dans une alimentation “classique” (selon les recommandations officielles, j’y reviendrai), l’organisme puise son carburant dans les glucides (la grande famille des sucres), alors que dans une alimentation cétogène, le corps tire son carburant des lipides (la famille des graisses). On pourrait comparer ce phénomène avec le fonctionnement d’un poêle à bois, les glucides étant le petit bois et les lipides représentant les bûches. Pour démarrer le feu dans votre poêle à bois, vous commencez avec du petit bois (glucides), qui se consume rapidement. Les flammes s’attaquent ensuite aux bûches (lipides), qui mettent beaucoup plus de temps à être consumées. Vous rajoutez seulement du petit bois pour raviver le feu. Il ne vous viendrait pas à l’idée de mettre du petit bois toutes les 5 minutes pour alimenter les flammes, car les bûches s’en chargent. Pour les glucides et les lipides, c’est le même principe. Avec une alimentation cétogène, l’organisme n’utilise qu’une petite proportion de glucides et une grande proportion de lipides. Et une fois les glucides “consumés” (sous forme de glycogène), votre corps s’attaque aux lipides et commence à brûler ces graisses. Les lipides deviennent alors la nourriture principale de votre organisme. Avec eux, le corps va produire une nouvelle source d’énergie que l’on appelle les « corps cétoniques » ou cétones (d’où le nom d’alimentation cétogène). Ce changement, le corps le fait en 72 heures environ. On dit alors qu’il est entré en état de « cétose ».1 Vous vous demandez peut-être, comme moi : pourquoi on ne parle des bienfaits de l'alimentation cétogène que depuis très récemment ? La réponse est simple : pendant 50 ans, on nous a menti sur les effets du gras. Des scientifiques auraient en effet été (grassement) payés pour faire passer les graisses pour de mauvais aliments, responsables de l’épidémie mondiale de surpoids et de maladies cardio-vasculaires2. | Laurent, des éditions Nouvelle Page
Durée du régime cétogèneLe régime cétogène spécifique à la perte de poids ne possède pas de durée limitée dans le temps. Il s'agit plus d'un mode de vie que d'un régime alimentaire à durée déterminée. Lorsque le régime cétogène est pratiqué dans le domaine thérapeutique, il a une durée variable de quelques semaines à plusieurs années en fonction des résultats espérés. Les aliments autorisés dans le régime cétogèneLes aliments autorisés en quantité importante dans le régime cétogène sont les suivants : - poissons ;
- fruits de mer ;
- viande ;
- volaille ;
- œufs ;
- beurre ;
- huiles végétales ;
- vinaigre ;
- jus de citron ;
- olives ;
- avocat ;
- légumes pauvres en glucides (épinards, laitue, kale, etc.) ;
- fromage à pâte dure (100 g par jour).
Les aliments autorisés, mais à consommer avec modération, sont : - lait entier ;
- yaourts au lait entier ;
- légumes plus riches en glucides (sauf carotte, betterave, patate douce, pois et maïs) ;
Comme une grande quantité de lipides est ingérée chaque jour, il est important de se soucier du type de gras consommé. Il est conseillé de limiter la consommation d’acide gras oméga-6 qui en excès, ont un effet pro-inflammatoire. Les principales sources d’oméga-6 sont les huiles de soja, maïs, carthame, pépins de raisins, tournesol et germe de blé. Il faut donc limiter la consommation des sauces salade, vinaigrettes et mayonnaises élaborées avec ces huiles. La consommation de gras monoinsaturés (huile d’olive, avocat, noix) et de gras saturés (coupes de viande grasse, produits laitiers riches en matières grasses) est davantage conseillée. L’utilisation de l’huile de coco est recommandée, car elle contient des gras facilement transformés en corps cétoniques. Enfin, la consommation d'Oméga-3 contenus dans les poissons gras, l'huile de colza et de lin, les noix ou encore les graines de chia, de lin ou de chanvre doit être suffisante.
Les aliments interdits du régime cétogèneLe régime cétogène est relativement restrictif, de nombreux aliments y sont interdits, car ils empêchent l'organisme de se maintenir en état de cétose. Citons : - sucre ;
- produits sucrés ;
- céréales ;
- féculents ;
- pain ;
- pâtisseries ;
- viennoiseries ;
- biscuits ;
- légumineuses ;
- fruits (sauf baies) ;
- pomme de terre ;
- légumes sucrés (betterave, maïs, carotte, etc.) ;
- fromage à pâte molle ;
- fromage frais ;
- boissons gazeuses ;
- chocolat ;
- miel, confitures, sirop ;
- jus de fruits et légumes ;
- sauces sucrées ;
- lait ou yaourt à base de laits végétaux (soja, amandes, etc.) ;
- yaourts aromatisés ;
- compotes de fruits sucrées.
Quoi manger dans le régime cétogène ?Matin | Omelette avec 2 œufs et ½ tasse d’épinards et de champignons 100 g de compote de rhubarbe | Midi | Rosbif (150 g) Salade verte (100 g) et chou rouge râpé (50 g) 5 olives noires Vinaigrette (2 à 3 c. à soupe) Collation : concombre (50 g) et gouda (40 g) | Soir | Saumon (200 g) Asperges (100 g) Salade verte (50 g) Vinaigrette (1 à 2 c. à soupe) 1/2 avocat Fromage à pâte dure (40 g) | Collation | 1/4 tasse d'amandes |
Avantages et inconvénients du régime cétogèneLes points positifs du régime cétogèneVoici les avantages à faire un régime cétogène : - sensation de satiété ;
- pas de restriction calorique ;
- bon apport en lipides de qualité et en protéines ;
- perte de poids rapide ;
- effet potentiellement positif sur les taux de lipides sanguins.
Les points négatifs du régime ketoCependant, il existe des inconvénients dans le régime cétogène, citons : - effets secondaires désagréables les premières semaines (grippe cétogène) ;
- peu de diversité alimentaire ;
- pas d'écart permis ;
- difficile à suivre ;
- monotone ;
- peu compatible avec une vie sociale épanouie.
Recommandations et précautions à prendreQuels sont les dangers du régime cétogène ?Les premières semaines, des effets très désagréables peuvent se manifester. On parle de grippe cétogène, il s'agit d'une période transitoire accompagnant quasiment systématiquement le passage de l'organisme en état de cétose. Un supplément de fibres et de vitamines est conseillé lorsqu’on veut suivre ce régime, probablement dû au faible contenu en fruits, légumineuses et produits céréaliers à grains entiers qui sont de très bonnes sources de fibres et de micro nutriments. - une déshydratation ;
- une augmentation du risque de lithiases urinaires ou pierres aux reins ;
- l’hypoglycémie (baisse du taux de sucre dans le sang) ;
Quelles sont les indications thérapeutiques du régime cétogène ?Au-delà de la perte de poids, le régime cétogène est utilisé dans le traitement de diverses pathologies : - épilepsie ;
- cancers ;
- maladies inflammatoires, etc.
C'est d'ailleurs pour cela qu'il a été créé au départ dans les années 1920. Dans le milieu thérapeutique, l'intérêt de l'alimentation cétogène n'est plus à prouver. Est-ce un régime compatible avec la musculation et le sport ?Le régime cétogène est tout à fait compatible avec une pratique sportive. Certaines études démontrent même les bénéfices du régime cétogène qui permettrait une meilleure performance, une réduction du temps de récupération et qui faciliterait l'effort. Depuis quelques années, ce régime est très apprécié dans le milieu sportif. Comment ne pas reprendre du poids ?Le régime cétogène est un mode de vie plus qu'un régime à durée limitée. Il n'est donc pas censé être abandonné après quelques mois. Cependant, étant donné les très grandes restrictions que le régime cétogène engendre, il semble inévitable de reprendre du poids s'il devait être arrêté. Pour éviter un effet yo-yo trop important, il semblerait bénéfique de se faire accompagner par un professionnel de la nutrition qui pourrait aider à réintroduire progressivement les glucides dans l'alimentation sans que cela soit trop lourd de conséquences. Quelques chiffres pour aller plus loinComme le régime cétogène est très riche en gras, de nombreuses inquiétudes persistent quant à son potentiel impact négatif sur le risque cardiovasculaire. Selon une récente étude réalisée en 2013, non seulement le régime cétogène permet d’engendrer une perte de poids supérieure à un régime faible en gras, mais il aurait aussi un impact positif sur : - la pression artérielle ;
- les taux de cholestérol HDL (bon cholestérol) ;
- les triglycérides sanguins.
Le régime cétogène a également été démontré qu'il pouvait entraîner une hausse des niveaux de cholestérol LDL (mauvais). En effet, les graisses saturées ne seraient pas aussi néfastes que l'on ne le pense. Ces nouvelles données demeurent récentes, mais tout de même à prendre en considération. Au niveau de la perte de poids, il a été démontré que le régime cétogène est plus efficace qu’un régime faible en gras. En effet, de multiples études ont comparé des régimes alimentaires faibles en graisses ou riches en protéines et moyennement riches en glucides au régime cétogène. Les résultats démontrent qu’à court terme (1 an et moins), la diète cétogène est plus efficace sur la perte de poids. Cependant, très peu d’études ont évalué les effets de cette alimentation à plus long terme.
Sources :
https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=regime-cetogene
[1] https://www.passeportsante.net/fr/Communaute/Blogue/Fiche.aspx?doc=le-cancer-se-nourrit-de-sucre-le-saviez-vous
[2] Boyd BD. Insulin and cancer. Integrated Cancer Therapy. 2003 ; 2:315-29
[3] https://news.harvard.edu/gazette/story/1999/04/growth-factor-raises-cancer-risk/
[4] Francescone, Ralph et al. “Microbiome, inflammation, and cancer.” Cancer journal (Sudbury, Mass.) vol. 20,3 (2014): 181-9.
[5] https://guerir-du-cancer.fr/ameliorer-votre-fonction-mitochondriale-pour-reduire-le-risque-de-cancer/
[6] Le Régime cétogène contre le cancer - Pr. Ulriche Kämmerer - Dr. Gerd Knoll - Dr. Christina Schatterer. Thierry Souccar Éditions).
[7] Combattre le cancer avec le régime cétogène – Magali Walkowicz – Thierry Souccar Editions.
[8] https://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/les-regimes-sante/le-regime-cetogene/regime-cetogene-et-cancer-retour-dexperience
[9] Allen, Bryan G et al. “Ketogenic diets as an adjuvant cancer therapy: History and potential mechanism.” Redox biology vol. 2 (2014): 963-70.
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